|
la plus intense relation avec un animal, avec
Trégor, mon premier Leonberg.
J'étais
à Rennes rue des carmes et je venais de
décider d'avoir à nouveau un chat
malgré les voitures et tous les chagrins.
Martine qui partageait ma vis à cette époque
n'avait pas d'objection... La belle vie !
J'ai lu les annonces régulièrement
car je cherchais un chartreux. Et un jour,
je repère une annonce ou on donnait des chats
de type chartreux...
De
crainte d'être en retard, j'ai été
la chercher dans un appartement la veille de
la date ou ils donnaient les chatons. La porte était
entrouverte... J'ai frappé. Une voix
féminine
m'a crié gentiment d'entrer. Et là
dans le couloir qui m'était perpentdiculaire,
j'ai vu passer de droite à gauche,
deux chatons gris, puis un jeune chat de gouttière,
un énorme berger allemand avec un chaton
dans la geule, puis élégante
et détachée des contingences
quotidiennes confiées au jeune chat
et au Berger, passe ensuite une chatte de deux/trois
ans, iératique
et fière, me regardant de biais en stoppant
à ma hauteur, et, apparamment satisfaite,
miaule gentiment et continue son chemin. Deux
autres chatons surgissent de droite à gauche,
toujours gris bleu, poursuivis par le berger
qui avait apparemment décidé de
les mettre tous dans un panier ; les quatre
ou cinq châtons, je n'ai jamais pu les
compter, en avaient décidé autrement...
J'étais
éberlué de tant de liberté
et j'avais 'impression d'être dans un dessin
animé !
J'ai
demandé lequel je pouvais prendre. La voix
m'a dit de choisir puisque j'étais le premier.
Les chatons allaient et venaient... Je me suis
signalé à leur présence et
je me suis mis à leur parler. Entendant
ma voix, un des chatons a freiné des quatre
fers... Elle m'a regardée, je lui ai parlé
chat et elle est venue en me regardant intensément.
Je l'ai mise dans ma poche, j'ai crié que
je partais avec un chaton. J'ai referrmé
la porte doucement. Heureux.
Elle
n'a jamais pleurée et ne m'a jamais quitté
pendant 9 ans.
|
 |