Le Jodo

J'ai décidé d'apprendre l'usage du Jo. Utilisé par les Samouraïs, il prend tout son sens dans la province d'Okinawa. Les habitant de cette île étaient interdits d'armes classiques.


Le JO est un bâton de bois d'une longueur d'environ 128 centimètres. Son diamètre est indifférent pourvu qu'on l'ait bien en mains. C'est une arme simple et primitive mais redoutable dans des mains expertes. On parle de l'AIKI-JO pour désigner les techniques de JO utilisées en Aikido : mouvements d'estoc (piquer avec la pointe), mouvements circulaires de taille, frappes, fauchages et blocages. Morihiro Saito fut le véritable spécialiste de l'AIKI-JO et sa méthode d'apprentissage est devenue la référence dans le monde entier.

 

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Source : site très bien fait de Aikido Québec

>Morihiro Saito, 1928-2002
9e DAN Aikido
Plus proche disciple de O-SENSEI Morihei Ueshiba
Morihiro Saito naquit le 31 mars 1928 et mourut le 13 mai 2002 à l'âge de 74 ans.
L'élaboration de l'Aikido se fit dans le DOJO personnel du fondateurO-SENSEI Morihei Ueshiba à Iwama. Iwama est un petit village situé à 100 km au nord-est de Tokyo dans la préfecture d'Ibaragi au Japon.
C'est en 1942 que O-SENSEI Ueshiba se retira à Iwama. C'est dans ce village paisible, loin de la fureur de la 2e Guerre mondiale et du bruit de la ville, qui l'avait rendu malade aussi bien physiquement que moralement, que O-SENSEI perfectionna son art et approfondit l'étude du sabre et du bâton appelés en Aikido, AIKI-KEN et AIKI-JO. O-SENSEI considérait qu'il était fondamental de connaître le maniement de ces armes pour exécuter correctement les techniques à mains nues.
Durant toute cette période, O-SENSEI eut un élève qui allait devenir un de ses plus proches disciples et, à bien des égards, son successeur technique : Morihiro Saito.
Après la mort de O-SENSEI le 26 avril 1969, Morihiro Saito devint le nouvel instructeur du DOJO d’Iwama. À partir de ce moment, il fit tout pour enseigner l’Aikido de O-SENSEI de la façon la plus exacte.
Ayant vécu 24 ans aux côtés de O-SENSEI, Morihiro Saito est celui qui a étudié le plus longtemps sous sa direction. Il fut le seul véritable spécialiste des armes de l'Aikido (AIKI-KEN et AIKI-JO), et sa méthode pour l'apprentissage de celles-ci est devenue la référence dans le monde entier.
Également expert incomparable dans les techniques à mains nues, il était capable d’effectuer un très grand nombre de techniques et en expliquer l’historique de leurs différentes variantes.
Morihiro Saito mit l'accent sur la relation existant entre la pratique des armes et les techniques à mains nues, respectant ainsi le fondement même de l'Aikido créé par O-SENSEI.
Morihiro Saito préserva intacts, avec un dévouement et une fidélité exemplaires, l'esprit et les techniques de l'art de O-SENSEI, sous l'appellation IWAMA RYU.
Après 56 ans consacrés à l'Aikido, Morihiro Saito s'est éteint à Iwama le 13 mai 2002 à l'âge de 74 ans. Sa succession est aujourd'hui assurée par son fils et successeur, Hitohiro Saito.
Hitohiro Saito

Les SUBURI
Le maniement fluide et précis du BOKKEN et du JO s'obtient par la pratique d'exercices individuels à caractère répétitif appelés SUBURI. Vous devez respecter certaines règles lors de la pratique des SUBURI :
1. Exécutez les mouvements de la manière la plus ample possible.
2. Veillez à ce que les mouvements ne soient ni hachés, ni saccadés.
3. La prise d’un BOKKEN ou d’un JO est d’une importance primordiale : ni trop dur, ni trop mou. Un maître de sabre disait : Tenez votre sabre comme si vous teniez un oiseau : serrez trop fort et vous le tuerez, tenez trop mollement et l’oiseau s’envolera.
4. Restez souple et détendu sans sombrer dans une laxité physique et mentale.
5. Si vous êtes trop crispé, la fatigue apparaîtra rapidement (avec les ampoules aux mains).
6. Vos épaules seront les meilleurs juges : crispations, raideurs, crampes sont le signe d’un mauvais travail. Les SUBURI ne durcissent pas le corps, ils l’assouplissent. Ils doivent le purifier.
7. Cherchez la précision, le contrôle, la forme exacte et un rythme harmonieux. La puissance seule ne permet pas d’acquérir la maîtrise des armes.
8. La répétition machinale ne donnera qu’un résultat machinal. C’est avec une attention constante et soutenue que votre travail donnera des résultats réels d’une plus grande valeur. La répétition est une nécessité absolue, mais seule la qualité de l’esprit lui reconnaîtra sa valeur.
9. Si les SUBURI vous durcissent, arrêtez un certain temps et remplacez-les quotidiennement par des exercices respiratoires ou par la méditation. Lorsque vous aurez une idée plus claire et plus précise de votre travail, recommencez.
10. 10 SUBURI bien faits ont plus de valeur que 1000 mal faits !