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Je souhaite partager mes révoltes ou mes coups de coeur avec vous pour en discuter et s'enrichir de vos points de vue.

Pour quoi rebelle ?

Je suis démocrate mais je sais que la démocratie revient le plus souvent à donner une prime à la bêtise, la médiocrité et la méchanceté. Il faut donc contrebalancer ce travers en plaçant des étais aux endroits stratégiques. Les rebelles sont de bons garde-fou.

Vous pouvez utiliser tous mes textes et mes photos en citant leur auteur et le site www.rebelle.net

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EditRegion1


  Yuri Bandazhevsky est en France mais ne peut pas trvailler à son laboratoire.  
  Yuri Bandazhevsky est un scientifique russe qui a travaillé sur les conséquences de Tchernobyl et qui a révélé ce qu'il savait. On ne condamne pas un homme à huit ans de travaux forcés pour cela sans avoir quelque chose à cacher et surtout pour vous, sans que vous ne réagissiez.  
  Mathias Goldstein
Webmaster Infonucléaire (http://membres.lycos.fr/mat66)
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Ex-URSS, Yuri Bandazhevsky le prisonnier politique de Tchernobyl est en train de mourir
Le 18 juin 2001 le Pr. Yuri Bandazhevsky a été condamné à 8 ans de réclusion à régime sévère. En prison il est soumis à des
pressions psychologiques énormes pour "avouer" des méfaits qu'il n'a pas commis. Sa vie mentale et physique est en danger
et il faut réagir sans tarder. Et obtenir l'amnistie individuelle pour Youri Bandajevsky en écrivant à Chichi... pardon au Président
de la République française, Monsieur Jacques Chirac et au dictateur Belarus... pardon à Monsieur le Président Loukachenko
pour qu'il accorde l'amnistie individuelle au Professeur Bandajevsky (voir modèle de lettre sur:
http://membres.lycos.fr/mat66/cata_banda_web.html#ancre313947).Rappel
Le Pr. Bandajevsky, recteur de l'Institut de médecine de Gomel avait été arrêté en juillet 1999 sur une accusation de soi-disant
pots de vin qu'il aurait reçus pour favoriser l'inscription d'étudiants à l'institut qu 'il dirigeait. Démis de ses fonctions il a été
maintenu en prison dans des conditions très sévères (isolement, maladie) pendant plus de 5 mois et libéré fin décembre 1999,
en attente de son procès grâce à une rapide réaction internationale. Il avait été déclaré comme "prisonnier de conscience
potentiel" par Amnesty International. Pendant un an il a été astreint d'abord à rester à Minsk puis en Belarus (il n'a pas pu venir à
Paris recevoir le prix que lui a décerné l'association internationale des médecins pour la prévention des guerres nucléaires).
Grâce au Pr. Nesterenko qui dirige l'institut indépendant BELRAD il a pu continuer ses travaux et rédiger des monographies
extrêmement importantes sur l'effet sur l'organisme de la contamination interne par le césium 137 chez les enfants, en
particulier sur le système cardiovasculaire.
Son procès qui a débuté en février 2001 au tribunal militaire de Gomel a montré les faiblesses de l'accusation. Or le 18 juin
2001 le verdict est tombé et depuis plus d'un an le prisonnier de conscience Youri Bandajevsky est en prison dans des
conditions épouvantables. On a cru pendant quelques jours que sa situation s'était améliorée or en réalité tout laisse à penser
que ce sont les méthodes éprouvées du KGB de l'ex-URSS qui lui sont appliquées, pressions psychologiques de toutes sortes
visant à détruire sa personnalité. Les pressions s'atténuent quand les protestations internationale s'amplifient. Il faut que cesse
au plus vite ce jeu terrible du pouvoir qui menace la vie physique et mentale de Youri Bandajevsky. Il faut que la mobilisation
s'amplifie pour que le président Alexandre Loukachenko lui accorde une amnistie individuelle. Loukachenko a le pouvoir de le
faire, il faut que la protestation l'oblige à le faire. Rappelons que les travaux du Pr Bandajevsky ont montré le rôle nocif du césium
137 dans la dégradation de la santé des enfants des zones contaminées du Bélarus. Entre autres pathologies, il a montré
qu'une charge corporelle en césium 137, même relativement faible avec les critères habituels utilisés en radioprotection, peut
conduire à des dysfonctionnements importants du système cardiovasculaire des enfants. (Lorsque les troubles ne sont pas
devenus chroniques l'état cardiovasculaire peut être amélioré avec disparition des troubles par l'ingestion d'un absorbant à
base de pectine élaboré par l'Institut Belrad et qui permet d'éliminer du césium 137. Mais pour certains enfants il s'agit d'une
pathologie irréversible, comme s'ils étaient atteints d'un vieillissement prématuré).
C'est bien parce que le Pr. Bandajevsky est "gênant" pour les autorités de radioprotection non seulement du Bélarus mais de
chez nous et des autres pays nucléarisés qu'il est ainsi attaqué et qu'il risque sa santé et sa vie. L'emprisonnement de
Bandajevsky est un coup terrible, non seulement pour lui et sa famille, mais pour tous ceux qui veulent connaître les
conséquences réelles de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé des enfants vivant au Bélarus dans les zones contaminées
par les radionucléides.
N'oublions pas qu'un accident nucléaire grave est possible partout et aussi chez nous!

L'hebdomadaire russe "Arguments et Faits", diffusé en 3 millions d'exemplaires sur le territoire de la Communauté des Etats
Indépendants, publie cet article sur le scientifique biélorusse emprisonné.
"Argumenty i Facty"
N°40 (1093). - Octobre 2001
TOP SECRET
MUTATIONS
A défaut de pouvoir emporter sa tête pleine d'idées dangereuses, les hommes en civil venus perquisitionner chez le professeur
Bandazhevsky ont confisqué son ordinateur.
Le chercheur s'installe derrière sa machine à écrire et se met au travail. Il sait qu'il sera arrêté d'ici peu et se hâte de rédiger son
nouveau livre "Le développement du f³tus", le dernier de ses essais consacrés aux radiopathologies. Une large part des
données dont il a besoin est restée dans l'ordinateur mais il a sa mémoire pour le dépanner. La veille du procès le manuscrit
est terminé. Sera-t-il jamais publié?
Après la catastrophe de Tchernobyl Youri Bandazhevsky, docteur en médecine et professeur à 33 ans, vient s'établir à Gomel
pour y prendre la tête de l'Institut de médecine qu'on vient de créer pour former des médecins à partir des habitants de cette
zone contaminée : il n'y a pas de volontaires pour venir faire des études de médecine dans cette région radioactive.
Bandazhevsky regarde ses étudiants avec les yeux d'un médecin. L'électrocardiogramme de la quasi totalité des étudiants
présente des altérations. Quatre ans plus tard la situation ne fait qu'empirer. Pourquoi ces jeunes sont-ils frappés d'infarctus?
Serait-ce à cause du césium accumulé dans leur c³ur? Pourtant on affirme que le radiocésium s'accumule uniformément dans
tous les tissus? Secondé de ses collègues, il va chercher la réponse à cette question à la morgue : 285 autopsies. Les
altérations pathologiques des poumons, des reins, du foie, du c³ur des morts se révèlent identiques à celles observées chez
les animaux servant de cobaye et nourris de grains radioactifs. Les mesures montrent que pour une moyenne de 100 Bq/kg de
radionucléides incorporés dans l'organisme, il y en a 1000 dans le c³ur, 3000 dans les reinsÝ Pas de doute, l'incorporation
est différenciée!
Tchernobyl, ce n'est pas Hiroshima
Les enfants incorporent bien plus de radionucléides que les adultes: moindre poids du corps, métabolisme plus rapide. Il faut
donc examiner en premier lieu les enfants. Et pour cela, se rendre sur place, dans les villes et villages. Comment faire si l'Etat
ne donne pas un sou? Alors le professeur, accompagné de sa femme Galina et de ses étudiants, se met lui-même à sillonner
la Biélorussie. En 9 ans ils ont examiné plusieurs milliers de garçons et de filles. La plupart des enfants avaient accumulés 50
Bq/kg et plus (seuil au-delà duquel les altérations pathologiques des organes vitaux commencent). Certains en avaient jusqu'à
500 ou même 800. 80% de ces enfants souffraient de troubles cardiaques. Au niveau des cellules le potassium est évincé par
le césium radioactif, ce qui perturbe le rythme du muscle cardiaque. Pourtant on n'a jamais observé ce phénomène chez les
victimes d'Hiroshima. Pourquoi? La population d'Hiroshima a subi une forte irradiation ponctuelle qui a tué un grand nombre de
gens mais cette population n'a pas dû ensuite se nourrir de manière chronique d'aliments contaminés comme celle du Belarus,
pays pauvre couvert de retombées radioactives.
Le professeur savait qu'il allait d'un moment à l'autre passer sous le rouleau compresseur de l'Etat mais au lieu de se ronger
les freins, il se mit à élever des hamsters. Dès que la femelle tombait enceinte, il lui inoculait 100 Bq de césium. 59% des petits
naissaient avec des malformations! Aujourd'hui 2500 enfants naissent annuellement au Belarus avec des malformations
génétiques: becs de lièvre, malformations des os, 6 doigts au lieu de 5, anomalies des organes internes, anencéphalies
(absence du cerveau), absence ou développement retardé des membres. L'examen à Gomel d'une centaine d'adolescentes fit
l'effet d'un choc: il s'avéra que les cellules génitales féminines étaient évincées par des cellules masculines!
Huit livres ~ huit ans de prison
En poursuivant ses recherches en radiopathologie, Bandazhevsky ne pensait pas faire peur à la société. Ses recherches
pouvaient-elles effrayer davantage que la blouse blanche du médecin? Pour protéger la nation et son avenir il fallait coûte que
coûte protéger les enfants en éliminant les radionucléides de leur organisme à l'aide d'adsorbants comme la pectine, il fallait
évacuer les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans des zones contaminées vers des régions propresÝ Il fallait
faire tout ce qui était économiquement possible par des moyens simples et abordables.
Cet été le tribunal militaire de la Cour Suprême de la République du Belarus a condamné Bandazhevsky, accusé soi-disant de
corruption, à 8 ans de détention. Le procureur qui réclamait 9 ans de prison a ajouté par erreur (ou a trahi une intention?)
qu'après sa libération le savant ne serait pas autorisé à poursuivre ses activités scientifiques pendant 5 ans.
L'auteur de la dénonciation qui a déclenché la poursuite a repris son travail à l'institut. Le nouveau recteur a mis un point final
aux recherches en radiopathologie. Quant à Bandazhevsky, il a occupé sa place à la colonie à régime renforcé de Minsk.
Liudmila PROCHAK
Gomel.

Lettre de Wladimir Tchertkoff, le Pr. Youri Bandajevsky emprisonné à Minsk, est en train de mourir
Le 7 novembre 2002
J'ai parlé hier soir avec Galina Bandajevskaya (l'épouse de Youri Bandazhevsky).
Le 4 novembre dernier il y a eu la visite longue de 3 jours en prison. Cette fois une chambre plus grande a été mise à
disposition, pour accueillir toute la famille, sur trois couchettes. La mère de Youri est restée 3 jours, les deux fille, Olga et
Natalia, sont restées 2 jours, Galina a parlé intensément avec Youri pendant 2 heures et a laissé la place aux autres (le
règlement prescrit 3 visiteurs au maximum : le directeur de la prison a concédé exceptionnellement 2 heures à Galina).
Malgré la joie initiale qu'elle a éprouvée, en voyant le bonheur de Youri, quand il les a vues toutes les trois arriver vers lui, Galina
ne s'est pas encore remise du sentiment opprimant que cette rencontre lui a laissé. Elle voit que cet homme jeune et
dynamique est en train de s'éteindre. "Il est difficile de transmettre avec des mots, me dit-elle, comment il est changé en si peu
de temps. C'est un homme malade. Il est très faible, il n'a plus aucune énergie. A la fin de la conversation de 2 heures il était
tout en sueur et avait besoin de se coucher, car les forces lui manquaient. Le mal de tête est constant; la douleur au coeur est
une habitude; l'appétit l'a complètement abandonné, il se force de manger et en réalité ne mange presque pas. La dépression
ne le quitte pas. Il a tout le temps peur de l'assassin qui dort dans sa cellule et le surveille."
La pression qu'on exerce sur Bandajevsky est toujours très forte. Il a dit à sa femme que ses geoliers ont obtenu qu'il signe "un
mauvais papier" : une déclaration comme quoi il ne veut plus rencontrer personne en dehors de la famille, pas de défenseurs
des Droits de l'Homme, pas de représentants d'ONG, pas d'hommes politiques. Par contre, le fameux Konopliov continue à le
visiter fréquemment, sans s'annoncer, et réussit à lui faire croire qu'il est sincèrement désireux de l'aider, mais que "son pouvoir
n'est pas illimité".
L'élément positif de la rencontre de lundi dernier est qu'au bout de longs mois de silence et d'incompréhension, le père et les
deux filles se sont pleinement et profondément retrouvés (voir les précédentes "Nouvelles de prison"). Les filles sont rentrées
rassurées de ne pas avoir perdu l'affection de leur père. Mais ils se sont retrouvés dans la crainte, la douleur et la tristesse. Car
c'est un père méconnaissable, mourant, qu'elles ont retrouvé. Galina continue à ne pas comprendre ce qui le mine à ce point.
Elle lui a demandé : "que veux-tu transmettre à tes amis étrangers?" - "Qu'ils obtiennent une expertise médicale indépendante
de mon état de santé. Je suis médecin, je connais notre monde, les notres ne diront que ce qu'on leur dira de dire." - "Mais les
laissera-t-on venir t'examiner?" - "Je ne sais pas...".
Galina ne sait plus quoi faire. Sentiment d'impuissance et quasi-dépression. Pression artérielle à 180. Je lui ai rappelé la
situation dans laquelle elle s'était trouvée quand, après les premiers 22 jours d'enfermement total de Youri , elle l'a apercu un
bref instant à travers les grilles dans la cour de la prison, avant qu'on ne l'emmène, amaigri de 20 kg., chancelant, vers une
destination inconnue. Interrogée, la prison de Gomel vers laquelle il était transféré ne l'avait pas vu arriver. Tout le monde les
avait abandonnés et elle avait craint pour sa vie. Conseillée par le professeur Nesterenko, elle avait envoyé un télégramme au
Président Loukachenko pour lui dire sa crainte et lui demander de retrouver son mari. On le retrouva dans un cachot de Moguilev
(à 300 km de Minsk et de Gomel), presque mourant, et il fut transféré dans l'hopital du Ministère de l'Intérieur de Minsk. Hier, j'ai
dit à Galina que le tableau qu'elle trace de l'état de santé du professeur Bandajevsky est aussi grave qu'alors, sinon pire à
cause de ce progressif et constant dépérissement "dans la normalité de la prison", et qu'il faut mettre un terme à cette situation
en placant les autorités, formellement et par écrit, devant leurs responsabilités. Je lui ai dit d'écrire au "gentil" Konopliov pour
une rencontre urgente, comme femme du prisonnier et comme médecin, car la situation demande une intervention immédiate
pour ne pas devenir irréversible. Ils sont en train de détruire un scientifique de grande valeur pour leur pays. Je lui ai dit d'écrire
la même chose au Président Loukachenko. Ces lettres doivent etre transmises à Sergei Kovalev, qui présidera le 24 novembre
prochain la réunion de la sous-commission du Conseil de l'Europe sur les disparus au Bélarus. L'adjoint de Kovalev, Valentin
Mikhailovitch GEFTOR a rencontré Galina. Il est directeur du "Comité de défense des droits des scientifiques" de Moscou et
veillera, a-t-il dit, à ce que la cause de Bandajevsky soit discutée. Il propose que son Comité et le Comité des Droits de l'Homme
de l'APCE s'adressent par écrit au Président Loukachenko en lui demandant de modifier les conditions de détention du
scientifique, pour lui permettre de travailler vraiment et en bonne santé dans son domaine.
J'ai interrogé également l'avocat Garri Pogoniailo, vice-président du Groupe Helsinki de Minsk, au sujet de la controverse, s'il est
correct ou pas de demander à Loukachenko une "amnistie individuelle" pour Bandajevsky, vu que l'amnistie est un acte du
pouvoir législatif. Il m'a répnodu qu'il faut connaitre leur pays et leur Président pour savoir que Loukachenko, qui a créé un
Parlement à sa botte, exerce également le pouvoir législatif et ne s'en cache pas. Il agit par décrets et c'est lui qui décide en
dernière instance des amnisties. Il convoque le Président de la Cour Suprème du Belarus, Soukalo, et lui dit ce qu'il doit faire...
et ne s'en cache pas, s'en vante en télévision. Il a libéré un espion italien condamné par un tribunal à 4 ans de prison (il ne
s'agissait pas de "grâce", mais d'amnistie individuelle), ce qui fut considéré comme un geste humanitaire. M. Chirac devrait
demander au collègue Loukachenko de faire ce geste humanitaire envers le professeur Bandajevsky, geste qui serait apprécié.
Je transmets ces informations pour que ceux qui peuvent agir, agissent.
Bien amicalement
Wladimir TchertkoffP.S. Galina était passée dans les douches proches du lieu de la rencontre. Il y avait là un rat de 1 kg, tranquillement assis. Il y a
des détenus malades de tuberculose dans cette prison. Elle a demandé à son mari s'il toussait. Non, il ne tousse pas. Pour le
moment...Le dossier Infonucléaire sur le prisonnier politique de Tchernobyl: http://membres.lycos.fr/mat66/cata_banda_web.html

 

De très mauvaises nouvelles du Professeur. Que faire ? En parler autour de vous, c'est simple et efficace.

 

Signer la pétition

 

Une précision, je ne suis pas anti-nucléaire.

rappel : la Pétition pour sa libération sur le site du comité de
soutien http://www.comite-bandajevsky.org ou écrire au comité, 1,
chemin Guilbaud, 38100 Grenoble.
     

Ci-dessous quelques textes d'info et des liens utiles.

 

 

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