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Les rÉactions À la démission du juge Halphen

EXTRAIT du PARISIEN

Les réactions à la démission du juge Halphen Les réactions n'ont pas tardé, à droite comme à gauche, après les révélations du «Parisien» quant à la décision d'Eric Halphen de quitter la magistrature.

 

La mienne : les truands au plus haut niveau de l'Etat ont trop de moyens et la justice pas assez.

Tant que cela sera vrai, les discours de "soutien" des politiciens seront vains.

Un budget de justice très important et des magistrats responsabilisés mais puissants, sont les trois conditions sine qua non.

«Manifestement, le juge Eric Halphen a vraiment subi, y compris dans sa vie privée, des pressions, des attaques inadmissibles», a estimé le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, ce matin sur RTL, en souhaitant qu'«avec sérénité toute la lumière soit faite sur les affaires qui impliquent la mairie de Paris».

«On ne peut pas se réjouir du constat dressé » par le magistrat, a renchérit le porte-parole du PS, Vincent Peillon, à l'occasion de son point de presse hebdomadaire : «Le fait qu'il soit découragé n'est pas un bon signe». «Il faut beaucoup de courage pour être juge aujourd'hui», a remarqué de son côté le président du Mouvement des Citoyens, Jean-Pierre Chevènement. «Les pressions qu'il a subies, même familiales, sont inacceptables. Je le comprends et je salue son geste », a déclaré le candidat à l'élection présidentielle, en visite à Toulouse.

François Bayrou, autre candidat à l'élection présidentielle, a également indiqué «comprendre l'amertume» du juge Halphen, laquelle est «partagée par beaucoup de citoyens qui ont l'impression que la justice n'est pas la même pour tous, qu'elle est cruelle pour les faibles et indulgente pour les puissants». Pour le président de l'UDF, qui s'exprimait à l'occasion d'un point presse, «tant qu'on n'arrivera pas à donner aux citoyens la certitude que tous les Français sont égaux devant la loi et devant les décisions de justice, on n'aura pas fait son travail». «Le juge Halphen, sur le plan technique, aura été un très mauvais magistrat, annulé constamment par la cour d'appel ou la Cour de cassation», a en revanche réagit le conseiller politique du RPR, Patrick Devedjian, sur France 2. «Ce sont ses pairs qui l'ont jugé le plus sévèrement, ce n'est pas l'opinion», a insisté le maire d'Antony (Hauts-de-Seine), pour qui ce départ sanctionne «l'échec personnel» du juge. Hors de la scène politique, le premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet, a pour sa part estimé, sur Europe 1, que la démission d'Eric Halphen illustrait «l'ambiguïté des fonctions du juge d'instruction». O.A. leparisien.com , lundi 14 janvier 2002, 14h30

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