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Montrer des exemples d'intelligence et de compassion, combattre la méchanceté
et l'injustice.
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de carte de visite et d'outils de communication d'une utopie d'homme
d'action : soutenir la veuve et l'orphelin, promouvoir la beauté de
l'idéal...
Je souhaite partager mes révoltes ou mes coups de coeur avec vous
pour en discuter et s'enrichir de vos points de vue.
Pour quoi
rebelle ?
Je suis démocrate mais je sais que la démocratie
revient le plus souvent à donner une prime à la bêtise,
la médiocrité et la méchanceté. Il faut donc
contrebalancer ce travers en plaçant des étais aux endroits
stratégiques. Les rebelles sont de bons garde-fou.
Vous pouvez utiliser tous mes textes et mes photos en citant leur auteur
et le site www.rebelle.net
Pour les autres, demandez l'autorisation des auteurs.
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Mumia Abu-Jamal, bâton boy
15 novembre 1999
Extraits du digest # 85 de Law-France digest
"La barbarie à visage américain",
est le titre d'un article dans Libération de
21 octobre, co-écrit par Danielle Mitterrand,
épouse du défunt président, qui
prête librement et sans vérification
son nom et sa voix aux campagnes des groupes radicaux.
http://www.liberation.fr/quotidien/debats/octobre99/991021b.html
En dehors de la question de l'éthique et la
valeur dissuasive de la peine de mort, ces polémiques
risquent de rebondir sur la France.
En bref, il s'agit du meurtre d'un policier à
Philadelphie (Pennsylvanie) et de la condamnation
du meurtrier présumé, M. Mumia Abu-Jamal
né Wesley Cook, à la peine de mort.
L'article de Mme Mitterrand dénonce des témoignages
et indices, allégations facilement contrariées,
ainsi qu'un complot des autorités fédérales,
référant aux autres sites Internet à
l'appui. Ces derniers constatent, sans réserve,
les grandes injustices faite à Jamal, qui sont
d'ailleurs facilement expliquées par les transcriptions
des instances du procès, reprises dans un site
Web maintenu par la famille et amis du défunt
officier de police. http://www.danielfaulkner.com/TableofContents.htm
Ce site répond rigoureusement aux "mythes"
perpétrés par les plaideurs de Mumia
: pour ceux qui ont été présent
ou qui sont arrivés juste après le crime,
et qui ont examiné soigneusement les indices,
il n'y a pas de doute. Il est recommandé de
lire ces pages avant de s'associer avec un projet
qui risque en plus de nuire à la réputation
des apôtres du droit français. Cette
lecture donne aussi un aperçu de valeur pédagogique
sur le fonctionnement de justice aux Etats-Unis et
permet de comprendre comment il est possible de résoudre
des questions d'erreurs judiciaires par la tenue d'une
transcription des procédures. Une condamnation
doit être prononcée seulement si aucun
doute subsiste 'beyond reasonable doubt' et non simplement
par intime conviction.
Des chefs principaux :
* Les balles extraits du corps de l'officier Faulkner
ont été identifiées par les
rayures du revolver calibre .38 de Jamal (après une
première notation officieuse de ".44").
* Les contradictions de certains témoins secondaires
: habitants d'un quartier chaud, toxicomanes et 'clients'
de la justice, leurs incohérences sont à
attendre, mais les témoignages solides ont
bien rempli les critères rigoureux d'une cour
américaine jugeant un crime capital.
* La composition du jury : la procédure de
sélection était conduite par l'Etat
avec une diligence particulière afin d'éviter
des accusations de biais. Avant un 'preemptory challenge'
de la part de Jamal, éliminant un juré
noir, la composition du panel, ayant quatre jurés
noirs, était une proche réflexion sur
la proportion des noirs à Philadelphie (35-40%).
* La désignation "prisonnier politique"
ignore que la conclusion de meurtre prémédité
'au dessus de doute raisonnable' (et non par intime
conviction) était bien soutenue par les faits
autour de la mort du policier Faulkner. Jamal a seulement
renforcé cette conviction par son attitude
violente. Il a rendu évident aux yeux des jurés
son affiliation au groupe MOVE qui professe la violence
contre les autorités et la police, mouvement
duquel certains membres ont déjà été
condamnés pour le meurtre d'un policier.
* Le soit-disant déni du droit de défense
: Jamal bénéficiait des droits bien
au dessus de ceux accordés normalement aux
accusés de meurtre. Plus que $13.000 en fonds
publics lui ont été versé pour
sa défense. Il a gaspillé cet avantage
par sa conduite outrancière et par sa demande
d'être représenté par un 'John
Africa', leader de MOVE et non-juriste. L'avocat désigné
par le tribunal était bien recommandé
par les amis de Jamal, ayant amassé beaucoup
d'expériences par des affaires de meurtre.
* Le juge a une réputation pour des condamnations
à mort : vrai, du fait de sa longue carrière
en qualité de président dans les affaires
les plus meurtrières. Néanmoins il y
avait 12 jurés qui ont unanimement décidé
la culpabilité de Jamal et imposé la
peine de mort. Il ne s'agit donc pas des seuls préjugés
d'un juge.
* La glorification de Jamal (à la manière
accordée à Ira Einhorn) perpétue
la fable (parmi d'autres) qu'il est un "award-winning
journalist", suite à la mention en couverture
de son livre notant il avait reçu le prestigieux
Peabody Award, un fait nié par l'University
of Georgia qui accorde ces prix. Sa notoriété
de journaliste « la voix des sans-voix »
résulte de son 'attitude' sanglante plutôt
que d'une sagesse apte à délivrer son
peuple.
* Les éloges sur la gentillesse et le pacifisme
de ce 'charmeur de crédules' sont contredit
le plus forcement par son action le soir du 9 décembre
1981 : il a tiré dans le dos d'un policier,
puis quand celui-ci était à terre, a
décharger quatre balles de plus dans son corps,
la dernière en plein tempe à bout portant.
Le revolver .38 calibre de Jamal était muni
de balles dum-dum surchargés d'un type interdit
à la police en raison de leur force mortelle,
leur utilisation étant non-justifiés
dans le simple but de rendre hors combat un agresseur.
L'utilisation de langage tel que "barbarie",
"bourreau", "assassin", "fasciste"
... et des arguments qui sont facilement écartés,
ne semblent pas être la bonne manière
à influencer les personnes qui sont en position
d'assurer la justice dans le cas de Mumia Abu-Jamal
- mais on pressent que ce n'est pas la priorité
de celles-ci. M. Jamal connaît bien les règles
du jeu, il est devenu l'outil manipulateur d'émotions
des foules de même qu'il a manipulé la
rancune des noirs de Philadelphie.
Quelle peut être la leçon si Jamal est
libéré, étant la demande la plus
souvent évoquée ? Le meurtre des policiers
devient en effet 'décriminalisé', il
ouvre une brèche entre les communautés
et décourage les 'bonnes' police, laissant
le terrain aux 'cowboys' pour rendre une justice 'expéditive'.
La justice américaine est-elle barbare à
cause de la présence dans certains Etats de
la peine de mort ? Environ 70% des électeurs
aux Etats-Unis et au Canada sont favorable à
la peine capitale dans certaines circonstances, et
les lois reflètent leur volonté. Faut-il
dire qu'ils sont barbares ? Parmi les noirs, le pourcentage
est de l'ordre de 80%. Les Français à
40-50% selon la question et les événements
récents. Et alors, qui sont exactement les
barbares ?
La demande que les décisions d'un jury composé
de citoyens et que les procédures de l'Etat
de Pennsylvanie soient annulées par le président
Clinton montre une ignorance ou un mépris de
la séparation de pouvoirs aux Etats-Unis, une
volonté à exporter une justice arbitraire.
Pour plus d'informations
http://www.philly.com/packages/mumia/default.asp
http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/mumia/
http://www.mumia.org
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2) La France, récalcitrante à l'Europe
des droits de l'homme
«Il serait extrêmement regrettable que
la France soit le premier Etat membre ... à
ne pas respecter son obligation de se conformer aux
décisions prises au titre de la Convention
européenne des droits de l'homme» ...
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/991108luno.html
"Abdelhamid Hakkar est toujours en prison, où
il purge une peine de réclusion criminelle
à perpétuité assortie d'une période
de sûreté de dix-huit ans pour le meurtre
d'un policier, qu'il a toujours nié. ... Abdelhamid
Hakkar a été jugé en son absence
et sans avocat"
Copie à http://www.amgot.org/libe9k8.htm
La France condamné pour la torture
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/991112venk.html
Exemple de la justice expéditive d'un corps
de police à qui on a accordée carte
blanche, la France a été condamné
par la Cour européenne des droits de l'homme
pour «torture» dans l'affaire Selmouni,
un trafiquant de drogue. Celui-ci attend toujours
sa récompense de FRF 500.000, et l'Etat français
n'a pas encore exprimé une volonté à
combattre ces habitudes. "Parmi des juristes
l'affaire ne suscite pas les débats que l'on
pourrait attendre."
En revanche, La Turquie, autre lauréat dans
ce domaine, «a engagé un important processus,
incluant notamment des mesures réglementaires
et des mesures de formation, afin de mettre en oeuvre
complètement, dans toutes les circonstances,
l'interdiction constitutionnelle et légale
de la torture et des mauvais traitements».
Voir aussi un rapport imprimé de janvier 1999
«France: la porte ouverte à l'arbitraire»,
publié par la Fédération internationale
des droits de l'homme (FIDH)
Commentaire par Roger Wiesenbach
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