logo rebelle.net  
  Lutter contre la bétise et montrer en exemple les gens de bien.  
   
   
   
   
  Montrer des exemples d'intelligence et de compassion, combattre la méchanceté et l'injustice.

Vous êtes sur le site perso de georges-antoine strauch. Il me sert de carte de visite et d'outils de communication d'une utopie d'homme d'action : soutenir la veuve et l'orphelin, promouvoir la beauté de l'idéal...

Je souhaite partager mes révoltes ou mes coups de coeur avec vous pour en discuter et s'enrichir de vos points de vue.

Pour quoi rebelle ?

Je suis démocrate mais je sais que la démocratie revient le plus souvent à donner une prime à la bêtise, la médiocrité et la méchanceté. Il faut donc contrebalancer ce travers en plaçant des étais aux endroits stratégiques. Les rebelles sont de bons garde-fou.

Vous pouvez utiliser tous mes textes et mes photos en citant leur auteur et le site www.rebelle.net

Pour les autres, demandez l'autorisation des auteurs.

 

Le juge Halphen


(c)Mousse/MAXPPP 
«Je vais peut-être décevoir des gens en arrêtant. Mais on ne peut pas y laisser la vie. »

Le juge Halphen a envoyé en fin de semaine dernière une demande de « mise en disponibilité » à la chancellerie. Il quitte la magistrature. Celui qui a enquêté de 1994 à 2001 sur les HLM de Paris, les Tiberi, les premiers emplois fictifs du RPR, les fausses factures de Méry, perquisitionné à la mairie de Paris, avant de convoquer, en vain, Jacques Chirac, estime que « ce n'est plus possible ».

« Suivi, filmé, écouté, traqué » Explication de ce ras-le-bol : « La justice fonctionne à deux vitesses. » « Rien n'a changé pour le voleur de sac à main... alors que certains détournent des sommes considérables et ne sont pas jugés », dit-il. Devant ce constat d'une « justice impossible », Eric Halphen, dessaisi du dossier des HLM au bout de sept ans d'enquête, pour des motifs qu'il conteste ici pied à pied, décide donc aujourd'hui de « défendre son honneur ». Jusque-là muet, il accepte pour la première fois de s'exprimer, lui qui a toujours refusé toute interview. Son témoignage inédit vient apporter un éclairage cruel sur la façon dont s'est déroulée son enquête, une « instruction sabotée », estime-t-il.

Le juge Halphen a également la certitude d'avoir été « suivi, filmé, écouté, traqué ». « J'ai souvent eu peur », confie-t-il, donnant ainsi la mesure de son isolement. Il se défend aussi d'avoir été « téléguidé » à des fins partisanes. Pour preuve, le juge révèle avoir respecté durant la campagne présidentielle de 1995 une « trêve », retardant certains actes judiciaires en direction de Jacques Chirac... Alors que dès 1994, il a bien eu l'intuition que l'ancien maire était visé par le dossier, et qu'il aurait « pu le convoquer à ce moment-là ». Avec le recul, le juge Halphen estime être « allé jusqu'au bout » mais reconnaît une certaine forme « d'impuissance ». « J'ai découvert les ombres d'un système », analyse-t-il, persuadé que toutes les opérations de « saucissonnage » de son dossier l'ont empêché d'avancer. Un constat terrible.

On m'a empéché de faire mon enquête.

Bon, c'est une version des faits. Il n'a sûrement pas que des qualités non plus. Maintenant je cherche l'autre version... Si quelqu'un peut m'y aider.