| Les faits.Réunion de famille avec presque
tout un conseil municipal ; trois verres de vin
blanc et trois verres de vins rouge entre 19h
et minuit. Ca devrait aller. Les trois enfants
sont épuisés ; ils triturent leur
ninnins à qui mieux mieux. Sortie de village
puis de Montrichard très tranquille. Les
voitures vont très vites. Je suis très
strictement les limitations de vitesse comme à
mon habitude mais plus encore compte tenu du jour
et de lheure
Tout à coup je remarque une voiture qui
se positionne juste derrière moi au point
que je ne vois plus ses feux. Immédiatement
très inquiet puisque je suis à 100
km/h, jattends avec impatience une ligne
pointillée et je ralentis. Pas de chance
des voitures en face
On poursuit quelques
kilomètres comme cela. Et tout à
coup une route bien dégagée et un
pointillé. Je ralentis et me range sur
le coté
Le type ne double pas
Désarçonné, jallume
mes feux de brouillard pour quil décroche,
quil se réveille ! Il met «
pleins phares ». Je ne me rends à
peine compte que je suis en train de marrêter.
Il ne descend toujours pas. Brutalement, il me
double et sarrête à ma gauche
quasiment au milieu de la route car il ny
a pas de bas coté. Mes passagères
me crient darrêter. Le conducteur
mélange Injure et menace, mais curieusement,
très tranquillement, sans crier. Je lui
demande de sen aller et il fait mine de
descendre. Trouvant la situation dangereuse (on
est sur une nationale et surtout, je ne vois rien
dautres à faire, je démarre.
Le type me rattrape et me colle à nouveau
en tentant de me doubler sans arrêt. Quand
il y parvient, jarrive à léviter
et à poursuivre.
Dans la voiture, le paroxysme est à son
comble ; les enfants hurlent de peur, ma femme
et ma belle mère me crient dessus. Ma femme
tente dutiliser son portable. Elle ne sait
pas les numéros. Jessaie de me concentrer
sur la conduite ; queues de poisson, doublement
sur ligne blanche, freinage de 120 à 10
km/h, le mec sort et à chaque fois jarrive
à léviter par miracle lui
et sa voiture, et surtout à passer
Un moment, pendant plusieurs kilomètres,
aucune voiture. Il sest découragé
Ouf
Mais on voilà la voiture à
nouveau toujours à des vitesses folles
.
Et ça recommence.
Ma femme parle avec la police qui rappelle et
vérifie son identité. On passe le
numéro de plaque du poursuivant. R19 foncée
Arrivée sur la ville de Bléré
Je ne prends pas la direction de Tours mais du
Centre Ville et je gagne pas mal de terrain et
coup de chance, je vois une gendarmerie. Je me
mets du coté gauche de la route et je sors
de la voiture sonner à la porte. Après
quelques sonneries, un gendarme me réponds
; en quelques mots je lui explique la situation.
Il me répond quil menvoie le
planton.
Le type arrive à ce moment là, sarrête
à ma hauteur. Pas énervé.
Accoudé à sa portière. Tranquillement
il minsulte et me menace. « Si tu
appelles la police je te ferais ta fête
à la sortie de Bléré »,
« en plus tas des gosses dans ta voiture,
moi aussi jai des gosses », «
De toutes façons, je tattends à
200 mètres » . « Moi aussi
jai une famille ». (La famille semble
être une de ses préoccupations principales).
Il séloigne.
La gendarmerie ne réponds plus. Le temps
passe et, dans la voiture, tous me pressent de
partir. Je remarque à quelques centaines
de mètres, ce qui semble être un
bar et des personnes devant, sur la rue, qui semblent
regarder vers nous. Cela fait dix minutes dattente
Je décide de partir mais nous sommes en
sens unique et nous devons partir vers lavant.
Pour éviter le bar, je tourne à
droite e je me trouve à me balader dans
le village dont on sort sans encombre. Je me dis
que cest bon et on roule tranquillement
quand on voit une voiture débouler à
plus de 150 km/h derrière nous
Cest
lhorreur dans la voiture car on sent que
le mec est vraiment pas bien et quil est
prêt à tout. Jai aussi très
peur quil ait trouvé du renfort mais
en fait il est toujours tout seul. Plusieurs feux
tricolores sont alors passés en trombe.
Depuis le début, je fais clignoter mes
feux de détresse pour avertir les voitures
en face et je klaxonne en traversant les villages.
Dans Larcay, jai la vision dune famille
avec des enfants sur un trottoir qui nous regardent,
effarés. Une R5 venant de la gauche, nous
coupe un peu la route et se met devant nous. Nous
essayons dattirer son attention, mais le
chauffeur croit quon laccuse de quelque
chose. Ils sont deux dans la voiture
Dommage
Avant St Avertin, notre poursuivant arrive à
me doubler et se maintient à ma hauteur
et se rabat brutalement
La R5 a disparue
Je suis coincé par un terre-plein central
en béton. Le mec sort, je fais une marche
arrière et je passe je ne sais plus comment.
Je prends pas mal davance. La voiture me
double en trombe. Je suis à 120 et jai
limpression dêtre à larrêt.
Le type bloque ses roues à 150 km/h. La
voiture reste en ligne et les pneus font de la
fumée qui sélèvent
à plusieurs dizaines de mètres.
Le type sort dans le même mouvement et dans
une posture à la matadore, tente une nouvelle
fois de me bloquer le passage ; jarrive
à passer à nouveau. Cette fois ,
le rétroviseur tape et se rabat en se cassant.
Je pense quil a donné de rage un
coup dans lEspace sans mesurer la vitesse
de la voiture. Nous prenons de lavance.
Le Commissariat(17) poursuit son aide et nous
conseille daller à Tours. Nous traversons
st Avertin en klaxonnant et nous donnons rendez
vous à la police sur le parking de la banque
populaire. Il fait nuit. Personne. Tout à
coup une voiture. Ouf cest la police. Deux
inspecteurs. Je lui décrit le type et lui
dit quil a peut être cogné
la voiture. Quil avait lair de vouloir
faire son affaire avant la ville. Quil devait
être un habitué de ce genre de démonstration.
Les policiers me disent de porter plainte le lendemain
à la Gendarmerie de Luynes. Ils partent
en direction de notre poursuivant pour tenter
de le localiser. |
Un gendarme ou le
déshonneur pour ce corps d'élite
?
Pour inculquer du sens civique à mon ainée,
Marianne, mais aussi pour quelle évacue
la peur et le stress accumulé en se rassurant,
je vais en sa compagnie à la gendarmerie
de Luynes faire enregistrer ma plainte dès
le matin.
Les policiers de la nuit my avaient fortement
engagé. Jétais solidaire de
ces gars là et je tenais à ne pas
les décevoir par une petite lâcheté
du genre : pas de plainte donc pas de représailles
possibles. Ils mont dit dans la nuit quils
feraient un compte rendu à Luynes afin
que la Brigade soit au courant.
Stupéfaction : accueil très froid
du Brigadier à Luynes. « Cest
pourquoi ? »
Je mexplique mal, un peu séché
par cet accueil.
Le Gendarme sous une forme interro-affirmative
: « Vous lui avez fait une queue de poisson
? Vous lui avez manqué de respect ? »
Je proteste de ma bonne foi et lui rappelle que
le type attendait apparemment la première
voiture qui passe.
« Je ne vois pas pourquoi vous venez ici,
puisque ça cest passé à
Bléré et que cest le Commissariat
de Tours qui vous a envoyé une patrouille.
En plus, le type est de Joué et ce nest
pas mon secteur ;
« Le gars que vous avez eu au téléphone
(du 17), il ne fait que ça à longueur
de journée. Sur le terrain cest pas
pareil ». "Quest ce que vous
voulez que je dise à votre poursuivant.
Il dira que cest vous qui lavez agressé.
Vous navez pas de témoins puisque
la famille ne compte pas. Cest comme pour
votre panneau, on va noircir du papier pour rien."
« Cest votre parole contre la sienne.
Si vous lavez touché, il peut porter
plainte contre vous. »
« De toutes façons je nai pas
le temps. Revenez vers 15 heures et encore
»
Ma fille est bouche bée : « mais
pourtant Papa, nous avons dit la vérité
».
Et oui ! mais même si tout le monde le sait,
en France aujourdhui, cela peut ne servir
à rien.
De retour à la maison, je suis allé
vomir. L'indignation et l'impuissasnce face à
ce Gendarme qui déshonnorait son uniforme
avec une telle impudence.
Le lendemain, autre lieu, autre attitude, formidable
accueil au Commissariat Central, pourtant débordé
par lafflux des plaintes et des procédures
pré-électorales. Pour rendre service,
je propose de revenir le lendemain.
Le mardi, le dépôt de plainte se
passe bien et sur leurs conseils, mais nous allions
le faire, nous prenons rendez-vous chez des médecins
et le pédiatre pour nos enfants. Par ailleurs,
le policier comme Madame Carrey de lADAVIP
(aide aux victimes) me font comprendre que jai
bien fait de porter plainte et que la procédure
va être engagée. En revanche, différents
points sont importants comme de faire constater
les résultats des violences subies et aussi
de se faire re-connaître par les autorités
et notamment Monsieur Le Procureur de la République
qui peut décider de ne pas instruire.
Confrontation :
Lorsque j'arrive au Commissariat, l'individu
est déjà là, accoudé
à la réception. C'est un choc de
le voir. Je le reconnais immédiatement.
Nous nous toisons ; la violence et la brutalité
animale brillent dans ces yeux.
Je monte l'escalier avec son regard lourd dans
mon dos... Dans le bureau de l'inspecteur, l'admosphère
est électrique : l'inspecteur rappelle
quelques faits tout en insitant lourdement que
cette enquête c'est du temps perdu, que
c'est vraiement pas sérieux de lui faire
perdre son temps... Qu'il est obligé compte
tenu qu'on est intervenu pour que la plainte soit
prise en compte... Et pourtant ici on traite de
choses plus sérieuses et de m'agiter un
7.65 sous le nez. Ca on l'a trouvé sur
quelqu'un qui se balladait Place Plummereau. Si
on l'embêtait, pan !
Au moment ou j'arrive à faire parler la
brute qui ment en refusant qu'on se soit parlé.
Or je lui rappelle que je sais qu'il a des enfants.
Il se coupe à nouveau en déclarant
bêtement que c'est l'inspecteur qui le lui
a dit. Celui-ci est obligé de reconnaître
le mensonge mais plutôt que de le reconnaître,
il me tance vertement : vous n'êtes pas
dans votre entreprise. ici c'est moi le patron.
Vous n'avez pas à parler à votre
adversaire. En plus j'aime pas qu'on soit pistonné...
Il se déclare fort fâché
d'être chargé de cette confrontation
qui selon lui n'en est pas une. Il s'agit juste
de prendre note de la déclaration de chacun
et de confirmer sa position.
De toutes façons, Monsieur n'est pas si
mauvais. S'il n'avait pas avoué, inous
n'aurrions rie npu faire. Même quand il
s'agit de policier, si on avoue pas, on peut rien
faire contre les agresseurs.
Donc je repète mon histoire. Quand j'arrive
à l'épisode Bléré,
il m'apprend que la Gendarmerie de Bléré
nie avoir reçu un appel à minuit
et cencore moins avoir répondu "j'envoie
le planton".
Je pense aux victimes de viol, d'enfants... Il
faut être fort riche et bien portant pour
être une victime qui se défend ou
qui cherche à obtenir justice.
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